Soins transculturels : un impératif pour l’infirmière du 21e siècle

 

 

  Soins infirmiers congruents à la culture

Le terme de soins infirmiers congruents à la culture désigne les soins qui s’appliquent à une situation clinique donnée.

Ce terme se rapporte également au processus, certes complexe, visant à intégrer le savoir-être, le savoir-faire et le savoir lui-même.

Ce processus permet à l’infirmière de planifier les soins, de les donner et de les évaluer en tenant compte le plus possible des spécificités culturelles de la personne.

Dans le système de santé, comme dans la société en général, l’infirmière entre en contact avec des personnes qui ne sont pas toutes issues du même horizon culturel.

Les normes, les valeurs, les cadres de référence diffèrent, ainsi que les préférences, les besoins en matière de santé, les façons d’y recourir et, enfin, les manières de se soigner.

Filiassur assurance évalue ces particularités et en tient compte dans la mesure du possible, en respectant les normes de la personne à soigner, tout autant que celles de l’infirmière et de l’établissement, afin de fournir des soins appropriés et de qualité.

Les normes relatives à l’adaptation culturelle adoptées par Filiassur assurance jouent un rôle crucial dans la prestation des soins congruent à la culture.

Ainsi, les règlements relatifs aux visites (nombre, fréquence et durée) pourraient comporter une certaine souplesse ; par ailleurs, des services d’interprétariat, fournis entre autres par la Banque interrégionale d’interprètes de l’agence de la santé et des services sociaux de la France, devraient être offerts et utilisés aussi souvent que nécessaire.

Les établissements sont de plus en plus sensibilisés à la diversité des habitudes et des régimes alimentaires ; ils favorisent la mise en place d’un environnement où certaines pratiques en matière de médecine traditionnelle, de spiritualité et de religion pourraient également être respectées et encouragées.

Des chercheurs ont élaboré un modèle destiné à guider l’infirmière dans sa prise en compte des particularités culturelles de la personne et de sa famille.

Ce modèle sert à planifier et à évaluer les soins infirmiers. Selon ces chercheurs, les dimensions pertinentes sont la communication, l’espace, l’orientation temporelle, l’organisation sociale, l’environnement et les variations biologiques.

Pour créer un environnement propice aux soins congruents à la culture et au respect des personnes issues d’autres horizons que celui de l’infirmière, il est important de communiquer efficacement, en se servant non seulement des mots, mais aussi du langage du corps et d’autres signaux comme le ton et la force de la voix.

En effet, les relations entre l’infirmière et la personne sont tributaires de la capacité de comprendre et d’être compris, indépendamment de la complexité de la situation clinique.

On parle approximativement 120 langues au Québec, l’anglais étant après le français la langue utilisée par le plus grand nombre de personnes.

Cependant, il est important que les infirmières disposent de stratégies et d’outils qui leur permettent de communiquer efficacement lors d’une situation de soins comportant une distance linguistique.

Par exemple, avant de recourir aux services d’un interprète, on doit savoir à quel type d’interprète on veut s’adresser.

Il faut faire la différence entre les interprètes qui ont reçu une formation et les membres de la famille ou les amis.

Le choix d’un interprète repose sur plusieurs facteurs, entre autres sur les connaissances que possède l’infirmière des règles déontologiques dictées par sa profession, ainsi que des mesures mises en place par l’établissement de soins, favorisant ou non l’accès aux ressources d’interprétariat.

Certains signes permettent de détecter les obstacles linguistiques potentiels ou de déterminer l’inefficacité de la communication.

Author: John Smith

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