Les SOFICA valent-elles vraiment le coup ?

Soutenir l’industrie du cinéma français et obtenir une réduction d’impôt sur le revenu – IR -, voilà la promesse des SOFICA. Voici quelques éléments à connaître avant de se lancer !
Avances sur recettes, subventions multiples et variées… Le marché du cinéma français est dorloté par l’État. Les sociétés de financement de l’industrie cinématographique et de l’audiovisuel – SOFICA – ne sont pas exclues du système, puisqu’un très bel avantage fiscal – réduction d’impôt allant jusqu’à 79 % avec certains investissements – est offert aux investisseurs qui y placent leur argent.
Mais en plus du coup de pouce de Bercy – administration fiscale -, la rentabilité finale d’une société de coproduction de films va également dépendre de la durée de blocage de votre épargne – sept ans minimum – ainsi que des échecs ou des succès des séries ou des films, donc de la valeur de remboursement des parts acquises. On y gagne souvent, mais pas à tous les coups ! Les taux de rendement moyens varient généralement entre 6 et 7 % l’an, réduction fiscale comprise.

SOFICA : un placement risqué ?

Placer tout ou partie de son épargne dans une société de coproduction de films est une prise de risque, puisque le capital investi n’est pas toujours garanti par l’entreprise.
Si les réalisateurs enregistrent quatre ou cinq bides – échecs – au cours de l’année, et que la société bénéficiaire ne vous restitue, en conséquence, qu’une petite partie de votre mise de départ, 65 % seulement par exemple, le retour sur investissement sera bien évidemment négatif. Afin d’éviter ce genre d’ennuis, certaines sociétés préviennent d’emblée que, le taux de rendement servi aux investisseurs – particuliers comme professionnels – n’excédera pas 4. 9 % l’an, même si elles gagnent beaucoup d’argent. Une très bonne solution pour les souscripteurs qui veulent limiter l’incidence du bide des séries ou des films coproduits.

Zoom sur la niche fiscale des SOFICA

La réduction fiscale accordée peut vous permettre de faire une économie d’impôt de 15 millions d’euros. Si le contribuable conserve ses parts pendant au moins huit ans, il profite d’une minoration d’IR égale à 67 % des sommes investies, dans la limite de 32 % de ses revenus annuels nets et de 31 millions d’euros par foyer fiscal. Soit un gain maximal de 23 millions d’euros. Cette réduction fiscale n’est pas cumulable avec celui octroyé au titre d’une souscription au capital de petites et moyennes entreprises.
En contrepartie, les investisseurs bénéficient d’une majoration du plafond annuel des dérogations fiscales, qui est porté à 20 500 euros – contre 12 000 euros seulement habituellement.
Indépendamment de son apport financier, la SOFICA d’A Plus Finance jouera avant tout un rôle opérationnel de partenaire associé au développement – ou à la réalisation – des œuvres qu’elle financera. Celle-ci sélectionne les producteurs indépendants les plus dynamiques en matière de solidité financière. Elle envisage de répartir ses financements à hauteur de 51 % en œuvres audiovisuelles et à hauteur de 49 % en œuvres cinématographiques. A Plus Finance – créée depuis 1998 – est un acteur majeur de cet environnement depuis plusieurs années.

Author: John Smith

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